Déconfinement et incohérences : pourquoi certains établissements peuvent ouvrir et d’autres non ?

Mis à jour : 7 déc. 2020

Eva D. pour BU


Depuis l’arrivée sur notre territoire de l’épidémie de Covid-19, la vie quotidienne a changé.

De l'inquiétude d’un confinement pour une semaine voire deux à un confinement effectif de deux mois. Puis un déconfinement sans masques ou avec masques, gestes barrières parfois compliqués à respecter, une réouverture des établissements scolaires, des bars, des cinémas.

Des mesures exceptionnelles prises par les pouvoirs publics, une nouvelle vague, ces établissements dans l'impossibilité de rouvrir leurs portes au public.

Nous connaissons tous les enjeux de la période incertaine que nous vivons de façon différente les yeux rivés sur les chiffres ou sur les événements festifs, à se demander quand sera le prochain reconfinement ou quand notre boite de nuit préférée va de nouveau rouvrir ses portes.

C’est un peu la question le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein ?

L'autre question épineuse à se poser c’est : pourquoi certains établissements sont restés clos alors que d’autres accueillent de nouveau du public ?

Les établissements recevant du public ou ERP sont soumis à une réglementation très stricte depuis la fin du confinement.

Les établissements recevant du public (ERP) sont des bâtiments dans lesquels des personnes extérieures sont admises. Peu importe que l'accès soit payant ou gratuit, libre, restreint ou sur invitation. Une entreprise non ouverte au public, mais seulement au personnel, n'est pas un ERP. Les ERP sont classés en catégories qui définissent les exigences réglementaires applicables (type d'autorisation de travaux ou règles de sécurité par exemple) en fonction des risques. Je vous invite à consulter cet article afin de connaître les catégories de ERP :


https://www.handinorme.com/accessibilite-handicap/9-quel-erp-etes-vous-etablissement-rec evant-du-public-handinorme

Une réouverture progressive

Depuis la fin du confinement, le gouvernement annonce la réouverture des différentes structures destinées à l'accueil du public.


Les critères sont extrêmement stricts : ils prennent en compte la capacité d'accueil de l'établissement puis sa catégorie, mais également leur capacité à garantir la sécurité du public.

Par exemple, les casinos ont pu rouvrir mardi 2 juin dans les zones vertes, mais seules les machines à sous et les formes électroniques de jeux sont autorisées, les jeux de table restant proscrits pour l'instant.

Les discothèques sont des locaux de type P "salle de danse et salle de jeux" selon l'article D.314-1 du code du tourisme. Dans ce contexte de crise sanitaire, les établissements de type P ne peuvent pas encore rouvrir leurs portes au public parce qu'il y semblerait difficile de garder les distances sociales et surtout physiques.

En revanche, les clubs libertins proposant sauna et/ou hammam ont pu rouvrir en juin dernier, en même temps que les salles de sports, les piscines publiques ou encore les SPA. Il est aussi utile de noter les trams remplis de travailleurs qui circulent aux heures de pointes.

A l'heure où les discothèques n'ont pas pu rouvrir et où les bars ferment à 22h, peut-on penser que certains secteurs d'activité sont privilégiés par rapport à d'autres ?