Films de Noël : animation et feel good movies à regarder en famille

Par Céline B. pour BU

Fêtes de fin d'année et vacances scolaires oblige, les films de Noël envahissent progressivement les écrans jusqu'à ressasser les mêmes figures imposées chaque année et nous imposer des contes dont la mièvrerie finit par exaspérer. Et si, pour une fois, vous sortiez des sentiers battus en allant voir au-delà des indémodables Love Actually, Maman, j'ai raté l'avion et autres Grinch ? Voici dix conseils pour s'émanciper des habituels films aux couleurs blanche et rouge tout en conservant la convivialité, l'émotion et l'enchantement propres à cette période de Noël.


Films d'animation pour enfants & adolescents


Ernest et Célestine, de Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier


César du meilleur film d'animation en 2013, Ernest et Célestine s'inspire de la série de livres jeunesse du même nom publiée de 1981 à 2000 par Gabrielle Vincent. Écrit par Daniel Pennac, le film suit la belle et improbable amitié qui se tisse entre Clémentine, une petite souris fuyant le « monde d'en bas », celui des rongeurs, et un ours du nom d'Ernest chez qui elle va trouver refuge. A priori destiné aux plus jeunes, le long-métrage possède l'art et la manière de séduire toutes les générations dans la finesse de son dessin et des émotions transmises. Un délicieux bonbon.


À partir de 3 ans

1h16, 2012


Hugo Cabret, de Martin Scorsese


Parfois mal-aimé (ou mésestimé) dans la filmographie de Martin Scorsese, Hugo Cabret renferme pourtant toutes les références de son auteur en rendant hommage à Georges Méliès mais aussi, plus généralement, au 7ème art tout entier. Créé pour sa fille Francesca, le film reprend la trame du roman de Brian Selznick en poursuivant un jeune garçon qui tente de réparer l'automate mécanique de son père disparu. Il suffit de voir le réalisateur évoquer, les yeux brillants, son amour du cinéma muet pour comprendre toute l'ampleur d'un ouvrage plus important que prévu au sein de sa carrière.


À partir de 6 ans

2h08, 2011


Klaus, de Sergio Pablos


Premier long-métrage d'animation « original » à être proposé par la plateforme Netflix, Klaus a suscité la surprise l'année passée en cherchant à relancer le dessin animé traditionnel de Noël. Tout en lui insufflant une véritable modernité, il déconstruit la légende du Père Noël et réinvente ses origines en interrogeant la notion de privilège dans une atmosphère lorgnant vers L’Étrange Noël de Monsieur Jack. Une relecture anti-conformiste imaginée par le créateur de Moi, moche et méchant.


À partir de 8 ans

1h36, 2019





Spider-Man : New Generation, de Bob Persichetti, Peter Ramsey, Rodney Rothman


Dans un probable état de saturation lié à l'omniprésence des super-héros – partout, tout le temps –, l'envie est grande de stopper leur consommation à haute dose et de boycotter les moindres projets de cet univers. Spider-Man : Into the Spider-Verse (son titre original) mérite toutefois que l'on y accorde une attention particulière tant, dans le fond comme dans la forme, il parvient à respecter l'authenticité du mythe au cœur d'une dynamique contemporaine. Dans un style désormais redondant, c'est sûrement ce que l'on a vu de mieux depuis longtemps.


À partir de 8 ans

1h57, 2018


Le Conte de la princesse Kaguya, de Isao Takahata


Si l'on porte une estime absolue au travail d'Hayao Miyazaki, Isao Takahata est malheureusement (trop souvent) resté dans son ombre, malgré la profondeur et la richesse de son cinéma. Dernier-né du réalisateur avant sa disparition, Le Conte de la princesse Kaguya s'impose pourtant comme l'un des plus beaux films d'animation de ces dernières années, un chant du cygne en forme de splendeur visuelle et existentielle. À tous les âges de notre vie, il est un questionnement de notre liberté, de nos valeurs et de notre déclin dans un écrin brillant par sa vivacité et sa pureté.


À partir de 10 ans

2h17, 2014


Et pour les adultes … des feel good movies


Il était temps, de Richard Curtis


Quand l'un des maîtres de la comédie romantique (Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill, Love Actually) s'essaie au voyage dans le temps, cela donne un film mâtiné de fantastique et de romanesque, plus touchant qu'il n'y paraît. Dans ces périodes de fêtes où Love Actually tourne en boucle sur les chaînes de télévision, Il était temps, injustement sous-estimé à sa sortie, vient ramener un peu de sang neuf à ces films de rêves et d'esprit grâce à un scénario qui ne confond jamais eau de rose et réalisme doré. À (re)découvrir.


Avec Domhnall Gleeson, Bill Nighy, Rachel McAdams

2h03, 2013



Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare, de Lorene Scafaria


Sorti en catimini à l'été 2012, le premier film de Lorene Scafaria a souffert d'une réputation peu flatteuse, portée par le déroutant postulat de départ de son pitch : la relation amicale, puis amoureuse, de deux personnages interprétés par Steve Carell et Keira Knightley. De cette rencontre incongrue en pleine fin du monde, la cinéaste extirpe une comédie plus lucide que romantique, plus émouvante que potache sous l'effet d'une alchimie évidente entre ses acteurs. Une vraie curiosité.



Avec Steve Carell, Keira Knightley, Melanie Lynskey

1h40, 2012


Le premier jour du reste de ta vie, de Rémi Bezançon


Construit autour des cinq journées marquantes d'une famille, le film de Rémi Bezançon ressemble beaucoup à la chanson d’Étienne Daho dont il emprunte le titre dans un mélange à la fois planant et réaliste, drôle et finement lumineux. Ode aux fratries, à leur convivialité et à leurs doutes, Le Premier jour du reste de ta vie a l'allure des souvenirs de notre enfance et de nos passages à l'âge adulte : celle du diaporama de nos vies.


Avec Jacques Gamblin, Zabou Breitman, Déborah François

1h54, 2008


Sing Street, de John Carney


Par son énergie aussi contagieuse qu'irrésistible, Sing Street s'inscrit dans la lignée des récents longs-métrages musicaux les plus réussis (dont ceux déjà réalisés par John Carney, Once et Begin Again). De l'idée old school du premier amour à l'envie d'émancipation, le film coche toutes les cases du feel good movie euphorisant dans son charme fou. Au cœur d'une atmosphère actuelle anxiogène, difficile de trouver un remède anti-morosité plus percutant.


Avec Ferdia Walsh-Peelo, Lucy Boynton, Jack Reynor

1h46, 2016



The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson


Concentré pur de toute la fantaisie de Wes Anderson, The Grand Budapest Hotel recrée une ambiance de film d'enquête ludique où la drôlerie, la folie et la beauté de sa mise en scène témoignent de son état de grâce. À la recherche d'un tableau perdu, sa troupe d'acteurs fétiches, emmenée par le fantastique Ralph Fiennes, met à l'honneur un scénario virevoltant pour ce qui reste toujours aujourd'hui l'un des plus grands films de son auteur.


Avec Ralph Fiennes, Tony Revolori, F. Murray Abraham

1h40, 2014

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