Porto, l'emblème dynamique du Portugal

Par Céline B. pour BU


Érigée en capitale de la région Nord du Portugal, la ville de Porto séduit de plus en plus de touristes grâce à son dynamisme, la chaleur de sa vie nocturne et la gourmandise de sa gastronomie. Comptant près de deux millions d'habitants en intégrant son aire urbaine, elle témoigne tout autant d'une richesse architecturale indéniable que d'une tendre douceur de vivre.



Histoire de la ville


Si l'on en croit la légende, Cale, l'un des Argonautes de la mythologie grecque, serait arrivé sur l'embouchure du Douro et aurait fondé la ville à cet emplacement. D'abord appelée « Portus » (le « port »), elle donne rapidement son titre au Portugal et hérite bientôt du surnom de « Cidade Invicta » (« la ville invaincue »). Bâtie sur des collines de la rive droite du fleuve, Porto bénéficie d'un climat océanique clément qui met en valeur le charme naturel de la ville.


Au Moyen Âge, peu après la chute de l'Empire romain, la cité subit de nombreuses invasions et, alors que la ville entre en plein essor, des murs massifs en pierre sont édifiés pour la protéger au XIVème siècle. Terminées en 1376, les murailles « fernandines », d'après Dom Fernando, enserrent toujours aujourd'hui Porto et bardent son centre historique. Classé monument national depuis 2001, ce dernier est désormais inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996. À leurs côtés, le premier pont métallique, Maria Pia, à franchir le Douro, est construit par Gustave Eiffel avant d'être finalement désaffecté en 1991. Inauguré en 1886, le pont Dom-Luís, dans le quartier de Ribeira, relie, pour sa part, Porto à Vila Nova de Gaia et se répartit sur deux étages réservés, pour l'un, aux piétons et au métro, et, pour l'autre, aux voitures.



Une cité aux mille visages


De la Renaissance à l'art roman en passant par le néoclassique et le moderne, Porto multiplie les styles architecturaux en laissant l'impression d'une pluralité de constructions atypiques. Réalisée par Nicolau Nasoni, la Torre dos Clérigos (la « Tour des Clercs »), à l'inspiration baroque, s'élève sur la place de la Liberté. Véritable symbole de la ville et ancien phare, elle est le plus haut clocher du pays, offrant un panorama imposant au sommet de ses soixante-seize mètres. Parfaite représentation de ce mélange de styles unique, la cathédrale de Porto est, quant à elle, l'un des monuments immémoriaux de la ville entre art roman, gothique et baroque.



Riche en industries textiles telles que le coton mais aussi chimiques et alimentaires, la seconde agglomération du pays après Lisbonne est largement reconnue pour sa gastronomie et son « vin de Porto ». À Vila Nova de Gaia, l'appellation reste protégée par le Portugal depuis la fin du Moyen Âge et s'exporte à l'étranger grâce aux caves de la ville. Surnommés les « tripeiros » après l'époque des Grandes Découvertes, les habitants ont perpétué leurs traditions culinaires avec des tripes à la mode de Porto. Entre saucisses et haricots blancs, ce plat typique partage la table avec la morue fumée, un bouillon de chou vert nommé le Caldo Verde, et la Francesinha, un croque-monsieur recensé comme l'un des dix meilleurs sandwichs du monde.



Située sur le Camino portugués, un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, Porto regorge de trésors insoupçonnés. Terre d'écrivains comme Júlio Dinis ou Manuel António Pina, elle abrite la librairie Lello, citée parmi les plus belles de la planète. Les touristes raffolent de son architecture de style néogothique où s'exposent des peintures de l'Art et de la Science. Avec son grandiose escalier imitant le bois, ainsi que des vitraux et une verrière portant la devise de l'établissement, « Decus in Labore » (La dignité dans le travail), elle s'impose dans la liste des passages obligés d'une ville forte en mystères.

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